Fabuler...

« Fabuler d’un autre monde que le nôtre n’a aucun sens. »
F. Nietzsche

 

Nous sommes liés à ce monde, à cette terre et rien sinon la mort ne saurait nous en séparer. Rien. Fabuler d’une autre réalité peut divertir, mais n’y change rien. Tout comme un arbre est enraciné et dépend de la terre qui l’accueille, ainsi en est-il de nous.

Ce monde est assujetti au manque de Dieu ou à sa présence : pas d’autre choix. Soit tu fais avec lui, soit tu fais sans … et alors je te plains car tu vas dangereusement t’abîmer. Tu vas glisser toujours plus bas et souffrir sans même bénéficier de soutien authentique, de consolation véritable. Lorsque tu as mal, tu vas aller chercher dans des compensations plaisantes : voilà ta vie. Vite, un billet Easyjet pour Ibiza ; un last minute pour changer d’air. Oui, tu vas jouir et tu vas croire que tu as trouvé enfin ce qui remplit la vie. Mais tu seras seul au petit matin, avec une gueule de bois. Tu remarques avec moi que même cette conséquence te ramène au pied d’un arbre ; est-ce celui de la vie ou celui de la connaissance du bien et du mal ? Songes-y car la suite de ta vie en dépend. Si tu es honnête, tu fais le constat d’une jouissance aussi intense que fugitive. Et tu voudras remettre une tournée pour le soir-même. As-tu déjà songé au fait que ces soi-disant fêtes sont nocturnes et non pas diurnes ? Comment cela se fait-il ? Qu’y a-t-il à cacher, à dissimuler dans l’obscurité ? J’ai un flash de ce brave couple en Eden qui voile ses parties intimes avec des feuilles, ce qui ne masque rien de la honte qui leur fait rougir le visage.

Certes, ces bamboulas sont enivrantes et te donnent le sentiment de vivre enfin et qui plus est, dans une pleine liberté : no limit ! Mais as-tu remarqué que le senti-ment ? Ce mot sonne comme un avertissement ; l’entendras-tu ?

Si non, au petit matin, tu seras seul et vide. Avec une acuité accrue de ce vide en toi ; un vide essentiel. Tu voudras le remplir encore et encore, au point de flirter avec les limites du coma, de l’overdose. Je croyais que tu étais libre et voilà que des limites s’imposent à toi. N’est-ce pas une publicité mensongère ? Oui, le pire ennemi est celui qui se cache et la nuit est son domaine. Meurtri, seul avec ton reflet dans le miroir, tu déprimes. Ce vide suscite des pressions parfois jusqu’à la dépression. Suis-je malade ? Jusqu’à quand te détourneras-tu de la question d’un Dieu ? Combien longtemps vas-tu souffrir avant d’espérer une issue à ton malheur ? Un chemin alter-natif, offre d’une nouvelle naissance. Arrêtes-toi. Sois à l’affût, regarde, observe, écoute. La vie est autre chose. Elle a une origine, une source : y viendras-tu un jour ou continueras-tu à multiplier les haltes dans tous les bars sur les bords du large chemin le plus fréquenté ?

​​

Léonard Vullioud

méditations précédentes

Eric Germain, publié le 18 mar. 2019
Léonard Vullioud, publié le 18 déc. 2018
Eric Germain, publié le 28 nov. 2018
L. & A-C. Vullioud, publié le 1er nov. 2018
Charles-André Geiser, publiée le 7 sept. 2018
Eric Germain, publiée le 31 août 2018
Charles-André Geiser, publiée le  29 juin. 2018
Charles-André Geiser, publiée le 9 juin. 2018
Eric Germain, publiée le 29 mai. 2018
Charles-André Geiser, publiée le 11 mai. 2018
Thomas Liechti, publiée le 28 avr. 2018
Charles-André Geiser, publiée le  10 avr. 2018
Eric Germain, publiée le 9 mar. 2018
Eric Germain, publiée le 21 fév.. 2018
Charles-André Geiser, publiée le 13 fév. 2018
Léonard Vullioud, publiée le 6 fév. 2018
Charles-André Geiser, publiée le 29 jan. 2018
Eric Germain, publiée le 22 jan. 2018
Charles-André Geiser, publiée le 14 jan. 2018
Eric Germain, publiée le 2 jan. 2018
Eric Germain, publiée le 26 déc. 2017
Eric Germain, publiée le 17 déc. 2017
Eric Germain, publiée le 10 déc. 2017
Eric Germain, publiée le 3 déc. 2017
Thomas Liechti, publiée le 25 nov. 2017
  • Youtube
  • Facebook Social Icon

CP 243 | CH 2720 TRAMELAN

(+41) 032 487 32 17